
Vente d’une maison avec travaux : quand le particulier peut être traité comme un professionnel
Vendre une maison après travaux : ce que les particuliers ignorent souvent
Lorsqu’un particulier vend sa maison, il pense généralement être dans une situation simple :
il vend un bien immobilier, « en l’état », sans être soumis aux mêmes obligations qu’un professionnel.
Pourtant, une décision récente (Cour de cassation, troisième chambre civile, 13 novembre 2025, n° 24-11.221) rappelle une réalité souvent méconnue :
👉 dans certaines situations, un particulier vendeur peut être juridiquement assimilé à un professionnel de l’immobilier.
Et les conséquences peuvent être importantes.

Le principe de base : particulier ≠ professionnel
En droit, la distinction est essentielle.
👉 Cette distinction conditionne :
En principe, un particulier vendeur n’est pas soumis aux mêmes obligations qu’un professionnel.
Mais ce principe connaît des exceptions importantes.
- Le particulier vend un bien qu’il a occupé ou détenu à titre personnel.
- Le professionnel (promoteur, marchand de biens, constructeur…) agit dans un cadre habituel, organisé, avec une expertise supposée.
👉 Cette distinction conditionne :
- les garanties applicables,
- les responsabilités encourues,
- et la protection de l’acheteur.
En principe, un particulier vendeur n’est pas soumis aux mêmes obligations qu’un professionnel.
Mais ce principe connaît des exceptions importantes.
Quand la frontière commence à se brouiller
Le problème surgit lorsque le particulier :
Dans ce cas, le juge ne se contente plus de regarder le statut officiel du vendeur.
Il analyse son comportement réel.
👉 Et c’est là que tout se joue.
- fait réaliser des travaux importants,
- par des professionnels du bâtiment,
- peu de temps avant la vente,
- dans une logique de valorisation du bien.
Dans ce cas, le juge ne se contente plus de regarder le statut officiel du vendeur.
Il analyse son comportement réel.
👉 Et c’est là que tout se joue.


L’affaire récente : que s’est-il passé concrètement ?
Dans cette affaire commentée :
Après l’achat, les acquéreurs découvrent des désordres importants.
Ils engagent alors une action contre le vendeur.
La question posée aux juges est simple, mais redoutable :
Le vendeur peut-il se retrancher derrière son statut de particulier,
ou doit-il être traité comme un professionnel ?
- un particulier vend une maison,
- après avoir fait réaliser des travaux significatifs,
- par des entreprises professionnelles,
- dans un objectif de remise en état et de revente.
Après l’achat, les acquéreurs découvrent des désordres importants.
Ils engagent alors une action contre le vendeur.
La question posée aux juges est simple, mais redoutable :
Le vendeur peut-il se retrancher derrière son statut de particulier,
ou doit-il être traité comme un professionnel ?
La réponse des juges : le statut ne suffit pas
La décision est très claire.
👉 Ce n’est pas le statut du vendeur qui compte, mais la nature de l’opération.
Les juges ont considéré que :
Résultat :
👉 le vendeur particulier est traité comme un professionnel, avec toutes les conséquences que cela implique.
👉 Ce n’est pas le statut du vendeur qui compte, mais la nature de l’opération.
Les juges ont considéré que :
- les travaux réalisés,
- leur ampleur,
- le recours systématique à des professionnels,
- et l’objectif de revente,
Résultat :
👉 le vendeur particulier est traité comme un professionnel, avec toutes les conséquences que cela implique.


Pourquoi cette qualification change tout
Être assimilé à un professionnel n’est pas anodin.
Cela signifie notamment :
Autrement dit :
👉 ce que le vendeur pensait être une simple vente « entre particuliers » devient juridiquement une opération beaucoup plus encadrée.
Cela signifie notamment :
- une responsabilité renforcée,
- l’impossibilité d’écarter certaines garanties,
- une protection accrue de l’acheteur.
Autrement dit :
👉 ce que le vendeur pensait être une simple vente « entre particuliers » devient juridiquement une opération beaucoup plus encadrée.
Ce que les particuliers doivent absolument comprendre
Cette décision envoie un message très clair :
👉 Le risque n’est pas théorique.
Il est très concret, et peut se traduire par :
- Faire des travaux avant de vendre n’est pas interdit.
- Mais faire des travaux importants, structurants, par des professionnels, dans une logique de revente, n’est jamais neutre juridiquement.
👉 Le risque n’est pas théorique.
Il est très concret, et peut se traduire par :
- des actions en responsabilité,
- des condamnations financières,
- voire la remise en cause de la vente.


Pourquoi cet arrêt est particulièrement important
Parce qu’il concerne une situation très courante :
Et parce qu’il rappelle un principe fondamental du droit :
le droit regarde les faits, pas seulement les intentions.
Ce n’est pas parce qu’on se pense « simple particulier » que le juge partage cette analyse.
- un particulier rénove,
- améliore,
- puis revend.
Et parce qu’il rappelle un principe fondamental du droit :
le droit regarde les faits, pas seulement les intentions.
Ce n’est pas parce qu’on se pense « simple particulier » que le juge partage cette analyse.
Mon regard de juriste et de professionnelle de l’immobilier
Mon rôle ne consiste pas seulement à accompagner une vente.
Il consiste aussi à sécuriser juridiquement les projets, en amont.
Cette décision rappelle une chose essentielle :
👉 avant de vendre un bien rénové, il est indispensable de mesurer les conséquences juridiques des travaux réalisés.
C’est souvent à ce moment-là que se joue la différence entre :
Il consiste aussi à sécuriser juridiquement les projets, en amont.
Cette décision rappelle une chose essentielle :
👉 avant de vendre un bien rénové, il est indispensable de mesurer les conséquences juridiques des travaux réalisés.
C’est souvent à ce moment-là que se joue la différence entre :
- une vente sereine,
- et un contentieux long et coûteux.

À retenir
- Un particulier peut, dans certaines situations, être assimilé à un professionnel.
- Les travaux importants réalisés avant la vente sont un critère déterminant.
- Le recours à des entreprises professionnelles n’est pas neutre juridiquement.
- L’anticipation et le conseil font toute la différence.

Valérie FERRAGU
Dirigeante - Titulaire de la carte professionnelle
Écrit & publié le 28 janvier 2026 par
Valérie FERRAGU
--> Juriste passionnée, Professeure de droit à l’IUT
--> Agent immobilier & Fondatrice de LA BAULE IMMO ici et ailleurs

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